France Bleu - Chronique sur le Pays de l'horizon lointain - Librairie L'Embarcadère

Après l'image, le texte, voici le son! La librairie L'Embarcadère, à St Nazaire, a mis "Le Pays de l'horizon lointain" en coup de cœur, ce qui est déjà formidable.

Ensuite, merci beaucoup à la libraire Sarah Trichet-Allaire, qui a chroniqué le livre sur France Bleu pour la "Sélection Livres" de la station!
Enfin, je serai à L'Embarcadère le samedi 16 mai, pour parler du livre! J'en reparlerai…

https://www.francebleu.fr/emissions/selection-livres/loire-ocean/le-pays-de-l-horizon-lointain-d-alain-gnaedig-librairie-l-embarcadere-a-saint-nazaire?fbclid=IwAR3WGu5PDGgS_-meZaB3bZp04Nu55lZWrtPFu51jyFEBMTuIl4s4k-KUkYY


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L'Humanité - Critique du Pays de l'horizon Lointain

Très belle chronique de Jean-Claude Lebrun, parue dans L'Humanité du jeudi 5 mars, sur « Le Pays de l'horizon lointain ». Il souligne certaines perspectives et références qui structurent le roman.



"Cet élégant petit livre mérite assurément l'attention."


"Les références cachées jalonnent en effet le récit qu'Alain Gnaedig déroule à la façon d'un calendrier, avec des dates en tête des courts chapitres. Ainsi, le 21 juin 1791, Walter Grassie, maintenant revenu au pays, s'il avait "à nouveau tenu un journal", signale malicieusement le narrateur, "aurait été tenté d'écrire “rien”". À l'instar de Louis XVI le 14 juillet 1789. Ce 21 juin 1791, celui-ci était justement arrêté à Varenne…"



"Il assiste au grand spectacle d'une rupture historique, en décrit et dessine des épisodes, sans forcément en saisir tout le sens. Mais il en consigne minutieusement les symptômes, en voyageur toujours curieux. Ce fut pour lui d'abord une "orgie de sensations", en illustration du matérialisme des Lumières, pour lequel les idées ne peuvent venir que des sens. Locke n'est pas loin. Tout comme Stendhal, dans l'écriture de ce texte subtil et délicat, magistralement composé, qui interroge les modalités de notre inscription dans l'Histoire"


https://www.humanite.fr/la-chronique-litteraire-de-jean-un-homme-des-lumieres-685723

analyse critique du Pays de l'horizon lointain sur le site de La Viduité

Il est paru une analyse critique extrêmement fouillée et intelligente du Pays de l'horizon lointain sur le site de La Viduité.


(…) En ses très brefs chapitres, Le pays de l’horizon lointain décrit ce qui nous échappe, les soubresauts du plaisir, les tumultes de l’histoire collective, tous les symboles dont on se leurre pour affronter perte et passage du temps.
(…) La naissance du capitalisme est schizophrène. Le pays de l’horizon lointain sait montrer toutes les faces de cette même pièce. Le côté lumineux d’un désir de savoir, de compréhension, les Lumières contre les ténèbres de la superstition, côté obscur, le protestantisme et son éthique du capitalisme (un élu amasse de l’argent) mais aussi face à la classification de la Nature s’oppose le cabinet de curiosité. On entasse et on cède à l’étrange. À la philosophie des Lumières, l’horizon du roman dessine déjà la montée du romantisme, son goût du faux ou nom du pittoresque, de la couleur locale mais aussi d’une revendication d’une histoire propre chez les nations en souffrance comme celle écossaise. 
(…) Une angoisse que ce roman nous permet de comprendre : « Dans l’éternel présent de leur cabinet, ils n’étaient toutefois que de simples obsédés de la caducité des choses. » Tout romancier, in fine, ne fait pas mieux que Walter Grassie : il paie en fausse-monnaie son acharné refus du temps perdu. Insistons encore sur le fait que Le pays de l’horizon lointain parvient à n’être pourtant nullement théorique : le lecteur se laisse porter par les autres évidences effleurées dans le voyage par Walter, sa quête des sens, son amour éperdu et l’élégante mélancolie qui enchante les pages de ce bref roman.

«Grand tour» épique et piques - Libération, 22 février

Une excellente critique, très subtile, de Virginie Bloch-Lainé, parue samedi 22 février, dans le Libé Livres.



Ponctué de chapitres brefs dont les titres sont des dates, le Pays de l’horizon lointain (c’est-à-dire l’Ecosse) nous emporte aux côtés d’un Walter déboussolé. D’une subtile sobriété, suggérant une pensée tantôt sombre, tantôt ironique, l’écriture d’Alain Gnaedig embrasse un monde en mouvement et exotique aux yeux d’un calviniste que les codes latins déstabilisent. Il y a, dans le style de Gnaedig, par ailleurs traducteur et éditeur de littérature nordique chez Gallimard, une sérénité qui permet aux bouleversements observés par Walter de briller.
(…)
Un personnage réel habite le Pays de l’horizon lointain : William Brodie surnommé Deacon Brodie, doyen de la guilde des ébénistes d’Edimbourg et conseiller municipal. Il fut pendu en 1788, parce que le jour il faisait des affaires et des mondanités, et la nuit il cambriolait ses clients. Stevenson s’est inspiré de cette figure double pour son Docteur Jekyll. Brodie obsède Walter, hanté aussi par «le visage double du monde». Il y a d’un côté ceux qui parlent «du ton qu’emploient les héritiers après un enterrement», et de l’autre «ceux qui, pleins d’eux-mêmes, s’évertuaient à chambarder un monde qui ne voulait pas d’eux».

Le Pays de l'horizon lointain

Mon troisième roman, Le Pays de l'horizon lointain, est paru aux Éditions Joëlle Losfeld le  6 février. C'est toujours quelque chose de découvrir son livre mis en place en librairie, le matin de sa parution…

Le Pays de l'horizon lointain

Le Pays de l'horizon lointain



Édimbourg, 1768 : Walter Grassie naît dans une famille de
bourgeois écossais qui le destine à devenir avocat. Lors
de son Grand Tour, il assiste à la Révolution française,
qu’il ne voit pas d’un très bon œil, puis continue par l’Italie,
à Venise, où il découvre l’absinthe et les cabinets de curiosités
les plus divers, l’opium et la franc‑maçonnerie.
De retour en Écosse, il rencontre l’amour : Fiona, qu’il épouse
et promet de toujours aimer…
Ce roman questionne l’inscription de l’histoire individuelle
dans l’Histoire. Il souligne la rencontre de l’ordinaire et
de l’historique, questionne la nature du monde et celle du
réel, la place de l’homme en leur sein : voilà ce que sont
les grands et les petits événements, l’Histoire et la vie de chacun.

Le Pays de l'horizon lointain

Voilà, ces derniers jours, j’ai corrigé les épreuves de mon troisième roman, « Le Pays de l’horizon lointain », à paraître au début février prochain, aux Éditions Joëlle Losfeld.
Dois-je ajouter que je suis content? Et que corriger ces épreuves n’en fut pas une?
J’en reparlerai au cours des semaines et des mois à venir…
Patience!

Mer blanche - Roy Jacobsen

Jeudi 7 mars, ce sera la sortie de Mer blanche, le magnifique roman de Roy Jacobsen. Roman que j’ai traduit du norvégien et édité chez Gallimard.
C’est la suite des Invisibles, et l’on y retrouve Ingrid Barrøy en novembre 1944, dans la Norvège occupée. Ingrid a quitté l’île où elle vivait seule, pour être ouvrière à l’usine de poissons sur le continent. Un travail abrutissant, plus de douze heures par jour, avec quelques heures de sommeil dans un grenier. Un jour, elle n’y tient plus et retourne sur son île de Barrøy. Elle a trente-cinq ans et se retrouve à nouveau seule sur ce petit bout de terre. Et c’est la grande Histoire qui vient s’échouer sur les rives de Barrøy, cette île qui semblait être hors du temps, et seulement soumise la mer, au temps et aux éléments.

Avec cette poésie qui n’est qu’à lui, Roy Jacobsen donne vie à des personnage qui luttent pour survivre, et qui restent debout, sans jamais renier leur dignité et la solidarité humaine.

***

Petit détail éditorial: la jaquette comprend désormais une présentation du traducteur. Ce sera désormais la règle pour la collection Du Monde Entier chez Gallimard et un moyen concret de rendre plus visibles ces traductrices et traducteurs qui œuvrent souvent dans l’ombre, mais sans qui les auteurs étrangers n’auraient pas de voix.

Sarah Sheppard - Requins - École des Loisirs

Le très intéressant album Requins, de Sarah Sheppard, vient de paraître à L’École des Loisirs. Je l’ai traduit du suédois. Sarah Sheppard est illustratrice et auteure, avec une formation en paléontologie, ce qui n’est pas courant pour une artiste.
L’album fait 45 pages en très grand format, richement illustrées et débordantes d’informations - vérifiées par des spécialistes de biologie marine -, de faits, d’histoires,
J’aime beaucoup traduire des livres comme celui-ci, parce que nous avons le devoir de faire de la vulgarisation scientifique de qualité, surtout à destination des plus petits.

Un petit rappel: chaque année, les requins tuent environ 5 hommes. Chaque année, l’homme tue 100 millions de requins.

Le précédent album Atlas pour Aventuriers de Sarah Sheppard a déjà été publié en France en 2017.