La Ruche - Nantes - Lecture musicale - 19 novembre 2020

Le jeudi 19 novembre prochain, je serai au Théâtre La Ruche, à Nantes, pour parler de mon roman « Le Pays de l’horizon lointain ». Entretien et lectures au programme! La soirée sera conduite avec subtilité par Jean-Louis Bailly, et la contrebasse de Simon Mary fera un contrepoids au poids des mots. Rendez-vous à 20:30.

France Bleu - Chronique sur le Pays de l'horizon lointain - Librairie L'Embarcadère

Après l'image, le texte, voici le son! La librairie L'Embarcadère, à St Nazaire, a mis "Le Pays de l'horizon lointain" en coup de cœur, ce qui est déjà formidable.

Ensuite, merci beaucoup à la libraire Sarah Trichet-Allaire, qui a chroniqué le livre sur France Bleu pour la "Sélection Livres" de la station!
Enfin, je serai à L'Embarcadère le samedi 16 mai, pour parler du livre! J'en reparlerai…

https://www.francebleu.fr/emissions/selection-livres/loire-ocean/le-pays-de-l-horizon-lointain-d-alain-gnaedig-librairie-l-embarcadere-a-saint-nazaire?fbclid=IwAR3WGu5PDGgS_-meZaB3bZp04Nu55lZWrtPFu51jyFEBMTuIl4s4k-KUkYY


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L'Humanité - Critique du Pays de l'horizon Lointain

Très belle chronique de Jean-Claude Lebrun, parue dans L'Humanité du jeudi 5 mars, sur « Le Pays de l'horizon lointain ». Il souligne certaines perspectives et références qui structurent le roman.



"Cet élégant petit livre mérite assurément l'attention."


"Les références cachées jalonnent en effet le récit qu'Alain Gnaedig déroule à la façon d'un calendrier, avec des dates en tête des courts chapitres. Ainsi, le 21 juin 1791, Walter Grassie, maintenant revenu au pays, s'il avait "à nouveau tenu un journal", signale malicieusement le narrateur, "aurait été tenté d'écrire “rien”". À l'instar de Louis XVI le 14 juillet 1789. Ce 21 juin 1791, celui-ci était justement arrêté à Varenne…"



"Il assiste au grand spectacle d'une rupture historique, en décrit et dessine des épisodes, sans forcément en saisir tout le sens. Mais il en consigne minutieusement les symptômes, en voyageur toujours curieux. Ce fut pour lui d'abord une "orgie de sensations", en illustration du matérialisme des Lumières, pour lequel les idées ne peuvent venir que des sens. Locke n'est pas loin. Tout comme Stendhal, dans l'écriture de ce texte subtil et délicat, magistralement composé, qui interroge les modalités de notre inscription dans l'Histoire"


https://www.humanite.fr/la-chronique-litteraire-de-jean-un-homme-des-lumieres-685723

analyse critique du Pays de l'horizon lointain sur le site de La Viduité

Il est paru une analyse critique extrêmement fouillée et intelligente du Pays de l'horizon lointain sur le site de La Viduité.


(…) En ses très brefs chapitres, Le pays de l’horizon lointain décrit ce qui nous échappe, les soubresauts du plaisir, les tumultes de l’histoire collective, tous les symboles dont on se leurre pour affronter perte et passage du temps.
(…) La naissance du capitalisme est schizophrène. Le pays de l’horizon lointain sait montrer toutes les faces de cette même pièce. Le côté lumineux d’un désir de savoir, de compréhension, les Lumières contre les ténèbres de la superstition, côté obscur, le protestantisme et son éthique du capitalisme (un élu amasse de l’argent) mais aussi face à la classification de la Nature s’oppose le cabinet de curiosité. On entasse et on cède à l’étrange. À la philosophie des Lumières, l’horizon du roman dessine déjà la montée du romantisme, son goût du faux ou nom du pittoresque, de la couleur locale mais aussi d’une revendication d’une histoire propre chez les nations en souffrance comme celle écossaise. 
(…) Une angoisse que ce roman nous permet de comprendre : « Dans l’éternel présent de leur cabinet, ils n’étaient toutefois que de simples obsédés de la caducité des choses. » Tout romancier, in fine, ne fait pas mieux que Walter Grassie : il paie en fausse-monnaie son acharné refus du temps perdu. Insistons encore sur le fait que Le pays de l’horizon lointain parvient à n’être pourtant nullement théorique : le lecteur se laisse porter par les autres évidences effleurées dans le voyage par Walter, sa quête des sens, son amour éperdu et l’élégante mélancolie qui enchante les pages de ce bref roman.

«Grand tour» épique et piques - Libération, 22 février

Une excellente critique, très subtile, de Virginie Bloch-Lainé, parue samedi 22 février, dans le Libé Livres.



Ponctué de chapitres brefs dont les titres sont des dates, le Pays de l’horizon lointain (c’est-à-dire l’Ecosse) nous emporte aux côtés d’un Walter déboussolé. D’une subtile sobriété, suggérant une pensée tantôt sombre, tantôt ironique, l’écriture d’Alain Gnaedig embrasse un monde en mouvement et exotique aux yeux d’un calviniste que les codes latins déstabilisent. Il y a, dans le style de Gnaedig, par ailleurs traducteur et éditeur de littérature nordique chez Gallimard, une sérénité qui permet aux bouleversements observés par Walter de briller.
(…)
Un personnage réel habite le Pays de l’horizon lointain : William Brodie surnommé Deacon Brodie, doyen de la guilde des ébénistes d’Edimbourg et conseiller municipal. Il fut pendu en 1788, parce que le jour il faisait des affaires et des mondanités, et la nuit il cambriolait ses clients. Stevenson s’est inspiré de cette figure double pour son Docteur Jekyll. Brodie obsède Walter, hanté aussi par «le visage double du monde». Il y a d’un côté ceux qui parlent «du ton qu’emploient les héritiers après un enterrement», et de l’autre «ceux qui, pleins d’eux-mêmes, s’évertuaient à chambarder un monde qui ne voulait pas d’eux».

Le Pays de l'horizon lointain

Mon troisième roman, Le Pays de l'horizon lointain, est paru aux Éditions Joëlle Losfeld le  6 février. C'est toujours quelque chose de découvrir son livre mis en place en librairie, le matin de sa parution…

Le Pays de l'horizon lointain

Le Pays de l'horizon lointain



Édimbourg, 1768 : Walter Grassie naît dans une famille de
bourgeois écossais qui le destine à devenir avocat. Lors
de son Grand Tour, il assiste à la Révolution française,
qu’il ne voit pas d’un très bon œil, puis continue par l’Italie,
à Venise, où il découvre l’absinthe et les cabinets de curiosités
les plus divers, l’opium et la franc‑maçonnerie.
De retour en Écosse, il rencontre l’amour : Fiona, qu’il épouse
et promet de toujours aimer…
Ce roman questionne l’inscription de l’histoire individuelle
dans l’Histoire. Il souligne la rencontre de l’ordinaire et
de l’historique, questionne la nature du monde et celle du
réel, la place de l’homme en leur sein : voilà ce que sont
les grands et les petits événements, l’Histoire et la vie de chacun.

Le Pays de l'horizon lointain

Voilà, ces derniers jours, j’ai corrigé les épreuves de mon troisième roman, « Le Pays de l’horizon lointain », à paraître au début février prochain, aux Éditions Joëlle Losfeld.
Dois-je ajouter que je suis content? Et que corriger ces épreuves n’en fut pas une?
J’en reparlerai au cours des semaines et des mois à venir…
Patience!